Eau et aquifères

L’utilisation des eaux publiques est subordonnée à une concession.
Pour un débit concédé inférieur à 60 l/min, seule une autorisation de l’Office de l’environnement est requise, conformément à la loi cantonale sur la gestion des eaux (LGEaux). En revanche, l’octroi d’une concession est indispensable lorsque le débit excède 60 l/min (cf. art. 42, al. 1 et 2 LGEaux).
Afin de préserver les cours d’eau, la loi fédérale sur la protection des eaux (LEaux) impose un débit résiduel minimal, sous lequel aucun prélèvement n’est autorisé, calculé en fonction du débit Q347 (débit dépassé en moyenne 347 jours par an). Ce débit Q347 doit être établi sur la base de mesures de longue durée.
Pour le Tabeillon, il s'agit de déterminer ce débit minimal en-dessous duquel aucun prélèvement ne sera autorisé, sur la base d'une année complète hydrologique d'observations. 

Une année complète de mesures hydrologiques a été réalisée dans le Tabeillon et les tests de stimulation ont permis de préciser les besoins en eau pour la phase à venir.

À la suite des discussions menées dans le cadre de la table-ronde mise en place par la CSI, Geo-Energie Jura examine désormais d’autres options d’approvisionnement, conformément à la demande du Canton, telles que la Sorne ou le réseau communal. L'exploitant établira sa stratégie de prélèvement avant le démarage de la phase II du projet. 

Sur la base des tests de stimulation hydraulique effectués par Geo-Energie Jura SA, la phase de stimulation nécessitera un volume d'eau total compris entre 50'000 et 130'000 m3 sur une durée d'environ 6 mois. Une seconde stimulation pourrait avoir lieu à partir du premier puits, et ce avec un même volume d'eau. 

Non. Lors des opérations de stimulation, l’eau sera injectée à environ 4 à 5 kilomètres de profondeur, au sein de roches du socle qui n’ont pas la propriété de gonfler. L’effet de ces stimulations sera suivi en continu grâce à des capteurs sismiques haute résolution, et les injections seront arrêtées dès que l’eau atteindra la roche à une distance de 300 mètres du point d’injection.

Lors de la phase d’exploitation, l’eau injectée circulera entre les deux puits à travers le réservoir artificiel créé dans le socle.

Les eaux souterraines destinées à la consommation ou à l’usage agricole se trouvent quant à elles dans les roches sédimentaires, situées plus de 2 à 3 kilomètres au-dessus de ce réservoir artificiel. Entre ces le réservoir et ces aquifères, plus de 2 kilomètres de roches très denses et très peu perméables constituent une barrière naturelle qui empêche toute connexion.

La loi fédérale sur la protection des eaux (LEaux) et la loi cantonale sur la gestion des eaux (LGEaux) définissent le cadre pour l'utilisation de l'eau d’un cours d'eau en Suisse.
Lors de prélèvements dans des cours d’eau à débit permanent, une certaine quantité d'eau, doit être maintenue, afin de préserver le milieu naturel.           Ce débit minimum s'appelle un débit résiduel qui correspond au seuil inférieur en dessous duquel une interdiction de prélèvement serait appliquée.          Selon la LEaux, ce débit résiduel est variable en fonction du débit d'étiage caractéristique du cours d'eau mais il correspond au minimum à 50 l/s.

De nombreuses mesures de protection sont mises en place pendant et après le forage afin d’éviter qu'une communication s'établisse entre des aquifères. L’utilisation d’une boue de forage, la pose d’un tubage en acier et la cimentation de l’espace annulaire assurent l’isolation des différentes couches du sous-sol.
A chaque étape d'un forage, la qualité de ces dispositifs est contrôlée : des analyses appelées diagraphies permettent de vérifier depuis l’intérieur du tubage la qualité isolante du ciment sur toute la profondeur du forage.
Ces résultats sont interprétés à la lumière des connaissances géologiques et hydrogéologiques locales.                                                                        En cas de circulation avérée ou de doute, des opérations correctrices peuvent être entreprises.

Durant l’ensemble de la phase exploratoire, soit environ trois ans, les besoins en eau se sont élevés à environ 5 000 m³, comme annoncé par l'exploitant, principalement pour la fabrication des boues de forage.
L’eau du réseau communal a été privilégiée pour garantir la qualité nécessaire à ces opérations.     L’eau de ruissellement a par ailleurs été systématiquement récupérée dans le bassin supérieur : une partie a servi pour les usages courants (nettoyage, sécurité incendie), une autre s’est évaporée ou a été conservée pour des usages futurs.
À titre de comparaison, la consommation annuelle d’eau sur l’ensemble de la commune de Haute-Sorne s’élève à environ 750 000 m³.

Le chantier ne produit que peu d’eaux usées.
Les eaux usées de type domestique (installations sanitaires) sont conduites à la canalisation intercommunale des eaux usées qui passe sur la parcelle.
D’éventuelles eaux de lavage sont récupérées et prétraitées, et sont envoyées à la canalisation des eaux usées, soit transportées vers un site adéquat pour leur traitement.
Les eaux de pluie tombant sur la partie étanchéifiée (secteur de la foreuse) sont récoltées, transitent par mesure de précaution dans un séparateur d’hydrocarbures et sont récupérées dans un bassin de rétention.                                                                   Cette eau est utilisée pour les besoins du chantier, ce qui permet de limiter les prélèvements dans le réseau communal.
En cas de pollution sur le site, les eaux sont contrôlées et une filière de traitement adéquate est alors définie.
C’est ce qui s’est produit lors du déversement volontaire de purin sur le site.
Toutes les eaux polluées ont alors été retenues, contrôlées, puis envoyées à la canalisation des eaux usées pour traitement à la station d’épuration du SEDE, avec l’accord de l’exploitant de la station.